Le week-end, toute la jeunesse excentrique de Tokyo se retrouve sur le pont Jingu, dans le quartier d’Harajuku. Ils s’habillent comme des personnages de mangas (cosplay), s’inspirent de leur groupe musical favori… Au travers d’un style vestimentaire des plus extravagants et des plus déjantés, certains jeunes tokyoïtes s’échappent d’une société japonaise trop codifiée où l’individu passe après le groupe. Pour d’autres il s’agit d’une simple recherche esthétique. Dans tous les cas, le but est le même : affirmer leur singularité, leur personnalité.
C’est dans le quartier de Ryogoku en plein cœur de la capitale nippone que ces colosses vivent et s’entraînent. Confinés dans des Heya (écoles), ils enchaînent tous les matins dès 5h les entraînements, cumulant ainsi près de 30 heures d’exercices par semaine. Dans la société japonaise, ils jouissent d’une très grande considération sociale. Mais pour devenir de véritables dieux vivants, ils s’imposent une discipline exemplaire et une vie de sacrifices.